dimanche 9 mai 2010

Un jour, les procrastinateurs domineront le monde. Mais pas maintenant, demain.

Chez moi, il y a deux chapeaux en aluminium, pour protéger ses pensées des escargots extraterrestres. L'un à une hélice à son sommet, l'autre trois cornes.
Il y a un cabinet de curiosité vide, et un énorme radis samouraï, et puis Leopoldine.

Chez moi, il n'y a surtout personne.
Comme le calme après la tempête, je me laisse bercer par les roulis de mon cerveau et les envolées d'un piano. Ce sont des moments d'apesanteur, quand l'esprit n'a pas encore réalisé ce que le corps a compris. Et que tout se relâche d'un coup, et que la tension, la fatigue, nichée au creux du dos, se dénoue d'un seul coup, si vite que c'en est douloureux.

Je n'ai pas encore pris ma douche. Ni mon café.
J'ai rangé la maison et c'est à se demander s'il s'est passé quelque chose ici...

dimanche 2 mai 2010

Au travers d'une pelouse à carreaux...

... J'ai mangé un petit pain, d'un vert tendre, qui, quand je me concentrais, avait un goût de pâte d'amande.
C'était au bord de la rivière, et les mouettes dormaient encore.